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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2501872

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2501872

jeudi 21 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2501872
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. La requérante n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir notifié son recours au titulaire de l'autorisation d'urbanisme, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette omission, non régularisée dans le délai imparti, a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 juin 2025, Mme A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel le maire de la commune de Rochefort ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par Mme D C pour le remplacement d'une palissade usagée.

Par une lettre du 7 juillet 2025, le tribunal a invité Mme B à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, d'une part, en justifiant que les diligences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ont bien été accomplies et d'autre part, en produisant les documents prévus par les dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux () ". Il résulte de ces dispositions que l'auteur d'un recours contentieux et, le cas échéant, d'un recours administratif a l'obligation de notifier, dans les hypothèses visées à cet article, son recours contentieux et, le cas échéant, son recours administratif à l'auteur de la décision contestée et au titulaire de l'autorisation.

3. A la suite de la demande de régularisation qui lui a été envoyée le 7 juillet 2025, Mme B a produit l'accusé de réception du courrier qu'elle a adressé à l'auteur de la décision qu'elle conteste, qui a été réceptionné le 16 juin 2025. En revanche, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti comme à la date de la présente ordonnance, elle n'a pas produit la preuve de l'envoi d'une telle notification au titulaire de l'autorisation d'urbanisme. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut, dès lors, qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Poitiers, le 21 août 2025.

La présidente,

Signé

I. LE BRIS

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière

Signé

D. MADRANGE

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