Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus d’admission à une formation universitaire. Le juge a constaté que le requérant, résidant en Haïti, n’avait pas régularisé sa requête en élisant domicile sur le territoire de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens, M. B... n’a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, la requête, manifestement irrecevable, a donc été rejetée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 juin 2025, M. A... B... demande au tribunal l’annulation du courrier en date du 20 juin 2025 par lequel le directeur de l’institut d’administration des entreprises de l’université de Poitiers lui a notifié la décision du jury refusant son admission à la formation « M1 Finance – FAD ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 431-8 de ce code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l’un de ces territoires. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ».
La présente requête a été présentée par M. A... B... qui déclare résider à Haïti et n’est pas représenté dans les conditions prévues aux dispositions de l’article R. 431-8 précité. En dépit de la demande de régularisation, adressée le 22 juillet 2025 au requérant par le biais de l’application « Télérecours citoyens » et dont il a accusé réception le même jour, M. B... n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, régularisé son recours en élisant domicile sur l’un des territoires visés à l’article R. 431-8 précité. Ainsi, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera transmise pour information à l’université de Poitiers.
Fait à Poitiers, le 19 août 2025.
Le président de la 1ère chambre,
signé
L. Campoy
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER