Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... dirigée contre un courrier du maire de Jarnac-Champagne l’informant de l’intention de retirer son permis de construire tacite. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait un acte préparatoire dépourvu de caractère décisoire, ne faisant pas grief et donc non susceptible d’être attaqué par un recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2024, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler le courrier du 15 juillet 2025 par lequel le maire de Jarnac-Champagne l’a informée de sa volonté de procéder au retrait de son permis de construire tacite et l’a invitée à présenter des observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…) ».
3. Mme B... n’est pas recevable à demander l’annulation du courrier du 15 juillet 2025, qui est un acte préparatoire dépourvu de tout caractère décisoire et qui ne lui fait donc pas grief par lui-même. Par suite, sa requête, qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Poitiers, le 3 octobre 2025.
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière
Signé
D. MADRANGE