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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2502469

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2502469

vendredi 8 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2502469
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite rejetant la candidature de M. B, gendarme, à la formation DTCYBERNUM 2025/2026. Le juge a constaté son incompétence territoriale, le requérant étant affecté dans la Nièvre, et a renvoyé l'affaire à la compétence du Tribunal Administratif de Dijon en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistré le 6 et le 7 août 2025, M. A B demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de sa candidature à la formation DTCYBERNUM 2025/2026 n°30852 GEND/CEGN/DC/BPR du 12 juin 2025, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 6 août 2025 sous le n° 2502470 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Campoy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, d'une part, de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article R. 522-8-1 du même code : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. ".

2. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 312-12 du code de justice administrative : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des autres personnes ou collectivités publiques, ainsi que les agents ou employés de la Banque de France, relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. () ". Aux termes de l'article R. 221-3 du code précité : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Dijon : Côte-d'Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne () ".

3. La requête de M. A B tend à ce que l'exécution de la décision implicite de rejet de sa candidature à la formation DTCYBERNUM 2025/2026 n°30852 GEND/CEGN/DC/BPR du 12 juin 2025, soit suspendue. Il ressort des pièces du dossier que M. B est gendarme, affecté à la Brigade départementale de renseignement et d'investigation judiciaire du Groupement de gendarmerie départementale de la Nièvre. En application des dispositions de l'article R. 312-12 du code de justice administrative et de celles de l'article R. 221-3 du même code fixant le ressort des tribunaux administratifs, le présent litige ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Poitiers mais de celle du tribunal administratif de Dijon dans le ressort duquel est situé le département de la Nièvre. Par suite, la requête de M. B doit être rejetée en application des dispositions de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Poitiers, le 8 août 2025.

Le juge des référés,

Signé

L. Campoy

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière

signé

D. GERVIER

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