mardi 24 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2118002 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CAYLA-DESTREM |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête, enregistrée le 27 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Cayla-Destrem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 septembre 2021 par laquelle le maire de la commune de la Courneuve a décidé de ne pas renouveler son contrat, ensemble la décision du 30 octobre 2021 portant rejet de son recours gracieux du 11 octobre 2021 ;
2°) d'enjoindre à la commune de la Courneuve de le réintégrer ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de la commune de la Courneuve la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 18 octobre 2023, la commune de la Courneuve a informé le tribunal de ce que les parties sont parvenues à un accord à l'issue d'un processus de médiation.
Une demande de maintien de ses conclusions a été adressée au requérant le 4 juillet 2024 en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par lettre du 30 juillet 2024, enregistrée le jour même, M. B a déclaré maintenir sa requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, la commune de la Courneuve doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer.
II - Par une requête, enregistrée le 27 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Cayla-Destrem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 octobre 2021 du maire de la commune de la Courneuve portant rectification d'une erreur matérielle contenue dans l'arrêté en date du 15 juin 2021 relatif à son recrutement ;
2°) de mettre à la charge de la commune de la Courneuve la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Une demande de maintien de ses conclusions a été adressée au requérant le 4 juillet 2024 en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par lettre du 30 juillet 2024, enregistrée le jour même, M. B a déclaré maintenir sa requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, la commune de la Courneuve doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n° 2118002 et n° 2118006 concernent un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
3. Il ressort des pièces des dossiers que, postérieurement à l'introduction des requêtes, deux protocoles transactionnels ont été signés le 16 octobre 2023 entre la commune de la Courneuve et M. B, et transmis à la préfecture le 19 octobre 2023 dans le cadre du contrôle de légalité, prévoyant le versement à l'intéressé d'une somme de 3 970 euros, d'une part et de 1 985 euros, d'autre part, à titre d'indemnités transactionnelles, en réparation de l'intégralité des préjudices liés au non renouvellement de son contrat. L'article 2 de ces protocoles indique que M. B se désiste de ses requêtes n°2118002 et 2118006, enregistrées le 27 décembre 2021 devant le tribunal administratif de Montreuil et l'article 4 précise que les parties se désistent de toute action, notamment indemnitaire, portant sur l'objet de la transaction et que ces transactions mettent fin au différend entre les deux parties. En outre, l'article 5 de ces protocoles mentionne qu'ils valent transaction au sens des articles 2044 et suivants du code civil. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et n'est pas même allégué, que les conditions mises par M. B à son désistement des instances qu'il a engagées contre la commune de la Courneuve ne sont pas satisfaites. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par M. B sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de la Courneuve les sommes que demandent le requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction des requêtes de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de la Courneuve.
Fait à Montreuil, le 24 décembre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé
C. DENIEL
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2118002
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026