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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2311145

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2311145

vendredi 24 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2311145
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGARAVEL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. M. B... n’ayant pas confirmé son intention dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et a donné acte de celui-ci par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2023, M. A... B..., représenté par Me Garavel, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d’enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer et d’examiner sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, dans un délai d’un mois compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler ; ou, à défaut, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis à un nouvel examen de sa demande, selon les mêmes modalités d’astreintes et de délai ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une lettre du 5 juin 2025, le tribunal a demandé à M. B..., en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans un délai d’un mois et l’a informée qu’à défaut elle serait réputée s’en être désistée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ».

Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (...) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ».

Aux termes du premier alinéa de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».

Par une lettre du 5 juin 2025, mise à disposition au moyen de l’application « Télérecours » le même jour, M. B... a été invité, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à produire soit un mémoire, soit une lettre confirmant expressément le maintien de ses conclusions, soit une lettre de désistement pur et simple, dans un délai d’un mois. Ce courrier l’informait que, faute de confirmation de sa part dans le délai d’un mois qui lui était imparti, il serait réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête. En dépit de cette lettre, mise à disposition au requérant le 5 juin 2025 sur l’application « Télérecours » et consultée le 7 septembre 2025 seulement, l’intéressé, qui est, en tout état de cause, réputé l’avoir consultée dès le 9 juin 2025 soit deux jours ouvrés suivant sa mise à disposition, n’a pas procédé à la confirmation du maintien de sa requête dans le délai imparti. Par suite, M. B... est réputé s’être désisté de la présente requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Montreuil, le 24 octobre 2025

Le président de la 12e chambre


M. C...


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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