Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. B..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de changement de statut. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens adressée par le président de la formation de jugement, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, le défaut de réponse dans le délai imparti vaut désistement. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2023, M. A... B..., représenté par Me Larbi, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de statuer sur sa demande de changement de statut ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui renouveler son titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », après avoir modifié son statut, sous une astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles ».
En application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B... a été invité, par un courrier du président de la formation de jugement du 22 novembre 2024, mis à disposition au moyen de l’application « Télérecours » et consulté le même jour, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. Par ce même courrier, il a été informé de ce que, à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office de ses conclusions. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. B... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 14 novembre 2025.
Le président de la 9ème chambre
Jean-Marc Guérin-Lebacq
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.