Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Constatant que le requérant était déjà titulaire d’une carte de séjour renouvelée, le tribunal l’a invité à confirmer son intérêt à agir, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2023, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 15 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande tendant à la délivrance d’une carte de résident d’une durée de validité de dix ans.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (...) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ».
L’état du dossier, qui concerne une décision refusant de délivrer une carte de résident à M. A... alors que celui-ci est par ailleurs titulaire d’une carte de séjour qui, délivrée en 2018, a ensuite été renouvelée, permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur. En application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a, par un courrier du 2 octobre 2025, invité M. A... à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois et l’a informé de ce que, à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Ce courrier a été adressé au moyen d’un pli recommandé avec accusé de réception, dont M. A... a été avisé et que ce dernier n’a pas retiré auprès du bureau de poste. Ce pli a donc été retourné au greffe du tribunal administratif de Montreuil le 27 octobre 2025. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai d’un mois, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête présentée par M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 9 janvier 2026.
Le président de la 9ème chambre,
J.-M. Guérin-Lebacq
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.