Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., qui demandait à être reconnu prioritaire auprès de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée et reçue. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 7 janvier 2026.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 novembre 2023, M. B... A... demande au tribunal d’être reconnu prioritaire auprès de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation à une audience.
2. Selon l’article R. 412-1 du même code, « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R 421-1, de la pièce justifiant de la date du dépôt de la réclamation (…) ».
3. M. A... n’a pas produit dans sa requête la décision qu’il conteste. Le tribunal l’a invité à régulariser sa requête dans le délai d’un mois, par un courrier dont il a accusé réception le 15 décembre 2023. En dépit de ce courrier, M. A... n’a pas produit la décision attaquée dans le délai qui lui était accordé. Pour cette raison, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 7 janvier 2026.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.