Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de renouvellement de son attestation de prolongement d’instruction et à obtenir la délivrance d’une carte de résident. Postérieurement à l’introduction de la requête, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 11e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 octobre 2025. Aucune autre question, notamment relative aux frais de justice, n’a été tranchée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2023, Mme A... D... C..., représentée par Me Galle demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision de refus implicite de renouvellement de son attestation de prolongement d’instruction ;
3°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer, la carte de résident, dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard , à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de dix jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans l’attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge du préfet de Seine-Saint-Denis le versement à son conseil de la somme de 1 400 euros hors taxe au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l’aide juridique, en cas de non admission de verser à Me Galle cette somme sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense du 23 février 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte, et au rejet du surplus.
Par un mémoire du 6 mars 2024, Mme C... confirme maintenir de requête.
Par une lettre enregistrée le 24 septembre 2025, Mme C... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Mme C... a été admise à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 20 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 10 juillet 1991
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Postérieurement à l’introduction de sa demande, par un mémoire enregistré 24 septembre 2025, Mme C... a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... D... C..., au préfet de la Seine‑Saint‑Denis et à Me Galle.
Fait à Montreuil, le 14 octobre 2025.
Le président de la 11e chambre
M. B...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.