mercredi 7 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2401413 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal le 31 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Audrey Gusdorf, avocat, demande au tribunal administratif :
1°) d'annuler la décision du directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 5 janvier 2024 portant refus de délivrance d'un agrément dirigeant d'une société de sécurité privée ;
2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer l'agrément sollicité, ou, à tout le moins, procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente, un agrément provisoire dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner " l'Etat " à lui payer la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2025, le préfet, directeur du CNAPS, conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.
Il fait valoir que, le 8 février 2024, l'agrément dirigeant sollicité, valable 5 ans du 08/02/2024 au 08/02/2029, a été délivré à M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 8 février 2024, l'agrément sollicité, d'une validité de 5 ans, autorisant son titulaire à diriger une entreprise de surveillance humaine ou par des systèmes électroniques de sécurité ou de gardiennage, de transport de fonds, de protection physique de personnes, a été délivré à M. B. Dans ces conditions, la décision de refus en litige doit être regardée comme ayant implicitement mais nécessairement été rapportée en cours d'instance et le recours de M. B est ainsi devenu sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Enfin, les conclusions du requérant formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui sont dirigées contre l'Etat, lequel n'est pas partie à l'instance, sont mal dirigées et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B.
Article 2 : Les conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Montreuil, le 07 mai 2025.
Le président de la 6ème chambre,
M. C
La république mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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