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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2405858

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2405858

mercredi 4 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2405858
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 22 mars 2024 du directeur du CNAPS retirant sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a délivré à M. B une nouvelle carte professionnelle valable cinq ans, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Par ordonnance du 4 juin 2025, le tribunal a constaté que le recours était devenu sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de M. B au titre des frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er mai 2024, M. A B, représenté par Me Luchez, avocat, demande au tribunal administratif :

- d'annuler la décision en date du 22 mars 2024 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a procédé au retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée ;

- d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer une nouvelle carte professionnelle d'agent de sécurité, dans le délai de 2 mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

- de mettre à la charge du CNAPS une somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2025, le préfet, directeur du CNAPS, conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.

Il fait valoir que, le 12 mars 2025, une carte professionnelle d'agent de sécurité privée, valable 5 ans du 12/03/2025 au 12/03/2030, a été délivrée à M. B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 12 mars 2025, une carte professionnelle d'agent de sécurité privée, d'une validité de 5 ans, autorisant son titulaire à exercer la profession d'agent de gardiennage ou de surveillance humaine pouvant inclure l'usage de moyens électroniques, a été délivrée à M. B. Dans ces conditions, la décision de retrait en litige doit être regardée comme ayant implicitement mais nécessairement été rapportée en cours d'instance et le recours de M. B est ainsi devenu sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B.

Article 2 : Les conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du D national des activités privées de sécurité.

Fait à Montreuil, le 04 juin 2025.

Le président de la 6ème chambre,

M. C

La république mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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