Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de Mme D... épouse A... de ses conclusions en annulation et injonction, après qu'elle a obtenu satisfaction sur le fond de sa demande de titre de séjour. La requérante maintenait uniquement ses conclusions au titre des frais de justice. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État (préfet de la Seine-Saint-Denis) a été condamné à lui verser 800 euros.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2024, Mme C... D... épouse A..., représentée par Me Tchiakpe demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet prise par le préfet de la Seine Saint Denis ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » sous astreinte de 70 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ; à défaut, de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte, et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas produit d’observation en défense.
Par un mémoire enregistré le 24 mai 2025, Mme D... épouse A... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte, mais maintenir celles présentées au titre des frais irrépétibles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ».
2. Postérieurement à l’introduction de sa demande, par un mémoire enregistré le 24 mai 2025, Mme D... épouse A... a déclaré se désister de sa requête. Son désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis), une somme de 800 euros au titre des frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme D... épouse A....
Article 2 : L’Etat versera à Mme D... épouse A... une somme de 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D... épouse A... et au préfet de la Seine‑Saint‑Denis.
Fait à Montreuil, le 22 décembre 2025.
Le président de la 11e chambre
M. B...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.