Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2409523

mardi 24 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2409523
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL MaxiAvenue, qui demandait le paiement d'une facture et des intérêts moratoires. La société n'avait formulé aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation de la commune de Saint-Ouen au paiement d'une somme d'argent. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2024, la SARL MaxiAvenue, représentée par son gérant M. A B, saisit le tribunal afin d'" obtenir le règlement de notre facture et percevoir les intérêts moratoires qui sont liés à ce retard de paiement ".

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 31 juillet 2024, la SARL MaxiAvenue indique au tribunal que la commune de Saint-Ouen a réglé la facture le 4 juillet 2024 d'un montant de 1 136,40 euros et qu'elle reste " dans l'attente du versement des intérêts moratoires ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". L'article R. 421-1 du même code dispose : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".

3. En l'espèce, la SARL MaxiAvenue, qui a saisi le tribunal en indiquant qu'elle souhaite " obtenir le règlement de [sa] facture et percevoir les intérêts moratoires qui sont liés à ce retard de paiement " puis qu'elle reste " dans l'attente du versement des intérêts moratoires ", ne formule pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation d'une personne publique au paiement d'une somme d'argent. Par suite, la présente requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SARL MaxiAvenue est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL MaxiAvenue.

Fait à Montreuil, le 24 décembre 2024

La présidente de la 4ère chambre

Signé

C. DENIEL

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.