Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des moyens manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé, sans pièces justificatives ni mémoire complémentaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet de rejeter de telles requêtes par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juillet 2024, M. C... B..., représenté par Me Nador, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet a refusé de délivrer une carte de résident d’une durée de validité de dix ans ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident mention « vie privée et familiale » sous astreinte de 800 euros par jour de retard à compter d’un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ; à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 75-1 de la loi du juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».
La requête de M. B... ne comporte que des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et n’est accompagnée d’aucune pièce. Il n’a produit, dans le délai de recours contentieux, aucun mémoire complémentaire en vue de régulariser cette requête. Dès lors, elle ne peut qu’être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... D....
Fait à Montreuil, le 23 octobre 2025.
Le président de la 11e chambre,
M. A...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision