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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2410305

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2410305

mardi 27 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2410305
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMALIK

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. La requérante sollicitait l’annulation de cette décision et une injonction de délivrance, sur le fondement des articles L. 423-23 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un mémoire du 11 janvier 2026, Mme A... s’est désistée de ses conclusions principales, ayant obtenu une réponse favorable à sa demande. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, Mme C... A..., représentée par Me Malik, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale – conjoint de français » dans un délai d’un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à défaut, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale – parent d’enfant français » sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte ; à défaut, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » prévu à l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte ; à défaut, de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis) la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiqué au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas produit d’observation en défense.

Par un mémoire, enregistré le 11 janvier 2026, en réponse à une demande de maintien de conclusions adressée par le tribunal, Mme A... a déclaré se désister de ses conclusions à fin annulation et d’injonction, mais maintenir celles présentées au titre de L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :
- l’ordonnance du juge des référés n° 2410357 du 24 juillet 2024 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ».

Postérieurement à l’introduction de sa demande, par un mémoire enregistré le 11 janvier 2026, Mme A... a déclaré, en réponse à une demande de maintien, se désister des conclusions de sa requête aux fins d’annulation et d’injonction, ayant obtenu une réponse favorable à sa demande le 15 septembre 2025. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 27 janvier 2026.

Le président de la 11e chambre


M. B...

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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