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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2410525

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2410525

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2410525
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme D..., de sa demande d'annulation de la suppression de son permis de visite au centre pénitentiaire de Meaux Chauconin-Neufmontiers. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 22 juillet 2024, la présidente du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Montreuil, le dossier de la requête présentée par Mme C... D....

Par cette requête, enregistrée le 1er juillet 2024, Mme D..., doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 19 juin 2024 par laquelle la cheffe d’établissement du centre pénitentiaire de Meaux Chauconin-Neufmontiers a supprimé son permis de visite au profit de M. B... A..., incarcéré au centre pénitentiaire de Meaux Chauconin-Neufmontiers.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2025 le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Par une lettre du 24 novembre 2025, Mme D... a été invitée à produire un mémoire ou à maintenir ses conclusions dans un délai d’un mois et a été informée qu’en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à défaut de réception, dans le délai imparti, de la confirmation du maintien de ses conclusions, elle serait réputée s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».

L'article R. 612-5-1 du code précité dispose : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. »

Aux termes de l’article R. 414-2 du code de justice administrative : « Les personnes (…) morales de droit privé non représentées par un avocat (…), peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d’un téléservice accessible par le réseau internet. (…) ». L’article R. 611-8-6 du même code dispose : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. ».

Par une lettre du 24 novembre 2025, la requérante a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois et a été informée de ce qu’à défaut elle serait réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête. Ce courrier, mis à la disposition de la requérante au moyen du téléservice mentionné à l’article
R. 414-2 du code de justice administrative, le 24 novembre 2025, non consulté, et, dès lors, réputé notifié deux jours ouvrés après cette date, en vertu des dispositions précitées de l’article
R. 611-8-6 du code de justice administrative, est resté sans réponse. Dans ces conditions, dès lors que le délai accordé à la requérante pour maintenir ses conclusions est expiré, cette dernière est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu de donner acte de ce désistement, par ordonnance, en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de sa requête par Mme D....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D... et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Fait à Montreuil, le 4 février 2026.


Le président de la 8ème chambre,



L. Gauchard

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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