Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2410851

mercredi 22 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2410851
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C épouse D d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir une injonction au sous-préfet du Raincy de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour pluriannuel « vie privée et familiale ». Par une ordonnance du 22 janvier 2025, le président de la 11ème chambre a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. La requérante n’a soulevé aucun moyen opérant ni assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et n’a pas produit de mémoire complémentaire dans le délai de recours. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024, Mme E C épouse D doit être regardée comme demandant au tribunal d'enjoindre au sous-préfet du Raincy de lui délivrer un rendez-vous afin d'obtenir le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour pluriannuel " vie privée et familiale ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".

2. En se bornant à faire état des difficultés administratives rencontrées ainsi que des multiples démarches entreprises pour l'obtention de la délivrance d'un rendez-vous, et à demander au tribunal d'intervenir pour faciliter ses démarches, Mme C épouse D ne soulève à l'appui de sa demande aucun moyen opérant ni aucun moyen assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Elle n'a produit, dans le délai de recours contentieux, aucun mémoire complémentaire en vue de régulariser sa requête. Dès lors, la requête de Mme C épouse D ne peut qu'être rejetée par voie d'ordonnance sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C épouse D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E C épouse D.

Fait à Montreuil, le 22 janvier 2025

Le président de la 11ème chambre,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.00