Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté, par ordonnance du 14 novembre 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. C... dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Cette décision fait suite à l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 18 juillet 2025, qui avait déjà annulé l'arrêté contesté et ordonné la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater la disparition de l'objet du litige. Les conclusions indemnitaires présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, M. A... C..., représenté par Me Ferdi-Martin, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 5 avril 2024, notifié le 17 mai suivant, par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, à fixer son pays de destination et lui a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer sa situation administrative au regard du séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête enregistrée le 11 octobre 2023, la cour administrative d’appel de Paris, dans son arrêt n° 24PA02807 rendu le 18 juillet 2025, a donné satisfaction aux demandes d’annulation et d’injonction formulées par M. B.... L’objet du litige a ainsi disparu.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C... aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 14 novembre 2025.
Le président de la 9ème chambre,
J.-M. Guérin-Lebacq
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.