Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante invoquait uniquement la possession d'un contrat de travail, sans fournir de pièces ou précisions suffisantes pour étayer son moyen. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a considéré ce moyen comme manifestement non assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2024, Mme B... A..., doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder au réexamen de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour dans les plus brefs délais.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés (…) des moyens inopérants ou des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
A l’appui de sa demande d’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, Mme A... fait valoir qu’elle dispose d’un contrat de travail en cours. Elle n’assortit toutefois son moyen d’aucune pièce ni précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. Par conséquent, sa requête doit être rejetée par application des dispositions de 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 15 janvier 2026.
Le président de la 12e chambre,
E. Jauffret
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.