Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2415761

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2415761
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction pour obtenir une convocation en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 février 2025. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 novembre 2024, M. A B demande au tribunal d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, de le convoquer en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'arriver à l'âge de vingt et un ans, il ne pourra continuer à être domicilié auprès de l'aide sociale à l'enfance ;

- la condition d'utilité est remplie dès lors qu'il fait face à de nombreux dysfonctionnements des services préfectoraux ;

- sa requête ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 décembre 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que la requête de M. B est dépourvue d'objet dès lors qu'il lui a délivré un récépissé valable du 22 novembre 2024 au 21 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Israël pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Il résulte de l'instruction et n'est pas contesté, que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré à M. B une attestation de prolongation d'instruction valable du 22 novembre 2024 au 22 février 2025. Par suite, les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 14 janvier 2025

Le juge des référés,

M. Israël

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.