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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2417309

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2417309

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2417309
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre (J.U)

Résumé IA

Refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d’une demande de logement par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Le Tribunal administratif de Montreuil rejette le recours pour excès de pouvoir formé par M. B..., estimant que le motif du refus – absence de production des justificatifs de ressources – n’est pas matériellement inexact. La décision est fondée sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

Texte intégral

Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2024, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 18 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.

M. B... soutient que la décision attaquée est entachée d’une inexactitude matérielle des faits en ce qu’elle retient qu’il n’a pas produit le justifier des ressources qu’il a perçues sur les trois derniers mois.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n’a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Marchand, président, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Marchand, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

M. B... demande l’annulation de la décision du 18 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.

Aux termes de l’article L. 441-2 -3 du code de la construction et de l’habitation : « II.- La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. /Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement sur occupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap (…) ».

Pour refuser de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B..., la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a relevé que l’intéressé n’a pas répondu à la demande qui lui a été faite de produire les justificatifs des ressources perçues sur les trois derniers mois. M. B... ne produisant aucun élément de nature à remettre en cause l’exactitude matérielle de ce motif, il n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande.

Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée.













D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre de la ville et du logement

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2026.


Le magistrat désigné,

A. Marchand
La greffière,

M. C...


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.


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