Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2418470

lundi 30 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2418470
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme tardive la requête de Mme A, qui contestait un arrêté du préfet de police du 16 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. La requête a été enregistrée le 26 décembre 2024, soit au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 921-1 et L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l'irrecevabilité manifeste du recours pour cause de tardiveté et l'a rejeté par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 décembre 2024, Mme B A demande au Tribunal d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le préfet de police a décidé de son transfert aux autorités espagnoles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. () Il peut, par ordonnance : () 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance) ".

3. Aux termes de l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l'introduction du recours. ". Aux termes de l'article L. 572-4 du même code : " Sans préjudice de l'article L. 352-4, la décision de transfert mentionnée à l'article L. 572-1 peut être contestée devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a reçu notification de l'arrêté attaqué par voie administrative le 16 décembre 2024. Cet arrêté mentionnait les voies et délais de recours. Or, la requête de Mme A n'a été enregistrée au Tribunal que le 26 décembre 2024. Dès lors, le délai de sept jours dont elle disposait pour saisir le Tribunal d'un recours était expiré. La requête est donc tardive. Pour cette raison, la requête de Mme A est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Montreuil, le 30 décembre 2024.

Le premier vice-président,

Signé

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.00