Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2418518

vendredi 3 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2418518
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La requête, qualifiée de recours gracieux, ne contenait aucune conclusion à fin d’annulation, ce qui la rendait irrecevable en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sans instruction contradictoire préalable ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 décembre 2024, M. A B entend former un recours gracieux à l'encontre d'une décision par laquelle sa demande de titre de séjour a été implicitement rejetée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Selon le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des Tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, " rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d'une audience.

2. Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".

3. M. B saisit le Tribunal d'un recours gracieux et demande de " revoir " la décision rejetant implicitement sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions, sa requête, qui ne contient aucune conclusion à fin d'annulation, est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Montreuil, le 3 janvier 2025.

Le premier vice-président,

Signé

P. Le Garzic

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.