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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2500131

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2500131

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2500131
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE SEZE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... contestant une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a constaté que la décision attaquée ne pouvait être attribuée au préfet de la Seine-Saint-Denis, le dossier ayant été instruit par la préfecture de police de Paris. En l'absence de décision faisant grief émanant de cette autorité, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient irrecevables. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 janvier 2025, M. A... C..., représenté par Me de Sèze, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de carte de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet compétent de lui délivrer, à titre principal, une carte de séjour pluriannuelle et à titre subsidiaire une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de dix jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à défaut, d’enjoindre au préfet compétent de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Il résulte de l’instruction, et notamment de la dernière attestation de prolongation d’instruction produite par le requérant, valable du 9 octobre 2024 au 8 avril 2025, que celui-ci était précédemment domicilié à Paris, et que son dossier a donc été examiné par la préfecture de police de Paris. Par suite, la décision implicite de refus dont il demande l’annulation ne peut être regardée comme ayant été prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En l’absence de décision faisant grief prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont irrecevables.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....


Fait à Montreuil, le 23 octobre 2025.


Le président de la 11e chambre,



M. B...


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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