Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2501359

lundi 3 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2501359
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue par le juge des référés le 3 février 2025, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de son maintien en rétention dans le local de Bobigny et l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 août 2021 créant ce local. Le juge a estimé que ces conclusions ne relevaient pas de sa compétence ou de son office dans le cadre de la procédure de référé liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Tukov, vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 de ce code précise que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, " de suspendre le maintien des étrangers en rétention dans le local de rétention de Bobigny au visa de l'arrêté du 30 août 2021 de monsieur le préfet de police portant création d'un local de rétention administrative à Bobigny dans l'enceinte de l'hôtel de police, sis 45 rue de Carency, de constater que son maintien dans ce local de rétention à partir du 25 janvier 2025 viole une liberté fondamentale, et d'annuler l'arrêté du 30 août 2021 de Monsieur le préfet de police portant création d'un local de rétention administrative à Bobigny dans l'enceinte de l'hôtel de police, sis 45 rue de Carency ". Aucune de ces conclusions n'entre dans l'office ou la compétence du juge statuant sur le fondement des dispositions mentionnées au point 1.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il y ait lieu d'admettre l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera adressée au préfet de police et au ministre de l'intérieur

Fait à Montreuil, le 3 février 2025.

Le juge des référés,

C. Tukov

La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.