Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 janvier 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. La requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés (incompétence de la signataire, insuffisance de motivation) ou des moyens non assortis de précisions suffisantes (défaut d'examen, erreur manifeste d'appréciation). Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 28 janvier 2025, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis le dossier de la requête de M. A... C... au tribunal administratif de Montreuil.
Par cette requête enregistrée le 20 janvier 2025, M. A... C..., demande au Tribunal d’annuler l’arrêté du 18 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant deux ans.
Vu :
- la décision du 1er juillet 2025 constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle présentée par M. C... ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
M. C..., ressortissant algérien, demande l’annulation de l’arrêté du 18 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant deux ans.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés (…) ou des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
En premier lieu, par un arrêté du 2 juillet 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet des Hauts-de-Seine a donné délégation à Mme B..., adjointe au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, pour signer, notamment, l’arrêté litigieux. Le moyen tiré de l’incompétence de sa signataire est en conséquence manifestement infondé.
En deuxième lieu, l’arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des dispositions qu’il comporte. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisante motivation de l’arrêté est ainsi manifestement infondé.
En troisième lieu, les moyens tirés d’un défaut d’examen de sa situation personnelle et d’une erreur manifeste d’appréciation de celle-ci, qui ne font l’objet que d’allégations quant à la durée de la présence en France du requérant, ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Dès lors que la requête de M. C... ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Fait à Montreuil, le 20 janvier 2026.
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.