LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2504104

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2504104

mercredi 1 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2504104
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMARMIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante cambodgienne, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de débloquer un problème technique l’empêchant de déposer une demande de titre de séjour sur la plateforme ANEF ou de lui fixer un rendez-vous. Le juge a estimé que la requérante n’établissait pas l’utilité de la mesure sollicitée, faute de préciser la nature et le fondement légal de son titre de séjour, ce qui ne permettait pas de vérifier si celui-ci relevait de l’obligation de dépôt par téléservice prévue à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’utilité n’étant pas remplie, l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mars 2025, Mme B... A..., représentée par Me Marmin, demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’intervenir pour débloquer le problème technique l’empêchant de déposer sa demande de titre de séjour sur le site de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) ou de la convoquer à un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
sa requête est recevable ;
la condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle se trouve dans une situation de précarité administrative ; qu’elle pourrait ainsi, d’une part, faire l’objet à tout moment d’une mesure d’éloignement ; que, d’autre part, elle se retrouve bloquée pour intégrer une formation ou postuler à un emploi ;
la mesure sollicitée est utile dès lors que les tentatives de prise de contact avec le support technique de l’ANEF sont demeurées vaines ;
la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 20 août 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les demandes en référé.


Considérant ce qui suit :


Mme B... A..., ressortissante cambodgienne née le 3 janvier 2007, est entrée régulièrement en France le 30 octobre 2024, alors qu’elle était encore mineure, sous couvert d’un passeport revêtu d’un visa délivré le 9 octobre 2024 dans le cadre d’une demande de regroupement familial et valable jusqu’au 15 janvier 2025. Devenue majeure le 3 janvier 2025, l’intéressée a entrepris de déposer une demande de titre de séjour sur la plateforme de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) mais a été confrontée à un blocage sur ce site lors de la création de son compte. Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’intervenir pour débloquer le problème technique l’empêchant de déposer sa demande de titre de séjour sur le site de l’ANEF ou de la convoquer à un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour.


Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».


En l’espèce, si Mme A... établit certes avoir été confrontée à un blocage sur le site de l’ANEF, dans les conditions rappelées au point 1, l’intéressée se borne toutefois à indiquer qu’elle a entendu, une fois devenue majeure, déposer une demande de titre de séjour, sans préciser la nature de celui-ci, ni davantage son fondement légal. Dans ces conditions, l’intéressée ne met pas le juge des référés à même de vérifier si la demande de titre ainsi envisagée est ou non au nombre de celles dont le dépôt doit être effectué au moyen de ce téléservice, en application de l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A défaut, la requérante ne peut donc être regardée, en l’état de l’instruction, comme justifiant de l’utilité de la mesure demandée, au sens et pour l’application des dispositions précitées de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.


Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.





O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Montreuil, le 1er octobre 2025.


Le juge des référés,





E. Toutain


La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions