**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision implicite de rejet concernant la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement.
**Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (ordonnance du président de la 3ème chambre).
**Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car la commission de médiation a entre-temps accordé à la requérante la reconnaissance du statut prioritaire et urgent qu'elle sollicitait, rendant son recours sans objet.
**Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mars 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet du 28 février 2025 née du silence gardé par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis sur son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
2. Par une décision du 28 mai 2025, la commission de médiation de la Seine-Saint- Denis a reconnu Mme B... comme étant prioritaire et devant être logée d’urgence dans un logement répondant à ses besoins et capacités. Dans ces conditions, la requête de Mme B... est devenue sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 16 février 2026.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.