LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2505392

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2505392

jeudi 15 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2505392
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre l'arrêté du maire de Livry-Gargan la mettant en demeure de remettre en état une construction annexe sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas justifié de circonstances particulières établissant que l'exécution de la décision porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation, le coût des travaux et l'existence d'un recours contre le refus de permis de construire étant insuffisants. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'existence d'un permis tacite, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, fondé sur les articles L. 481-1 et suivants du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 mars 2025, Mme B A, représentée par Me Pelé, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le maire de la commune de Livry-Gargan la mise en demeure d'effectuer des travaux de remise en état d'une construction annexe, située 51 rue de la Convention, sous astreinte de 275 euros par jour de retard, passé un délai d'un mois, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite, dès lors que l'exécution de la décision contestée, notamment sous astreinte, a des incidences graves sur sa situation personnelle et financière, eu égard au coût des travaux de remise en état, alors que le refus de permis de construire fait l'objet d'un recours en annulation ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ;

- le maire n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation, dès lors qu'aucune urgence ne justifiait la prise de l'arrêté en cause, dès lors que les travaux avaient été stoppés ; qu'il convenait d'attendre l'issue de la demande de permis de construire et qu'en outre, le montant de l'astreinte est exorbitant ;

- la décision contestée est illégale, dès lors que les travaux litigieux ont été régularisés par un permis de construire qui a été délivré tacitement le 14 octobre 2024 ;

- enfin, le refus de permis de construire du 17 octobre 2024 est illégal, dès lors les motifs tirés de la méconnaissance des articles UE 2/2-1, UE 2/2-3, UE 7/7-2, UE 3/3-3 du PLU ne sont pas établis.

La requête a été communiquée à la commune de Livry-Gargan qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme de Bouttemont, premier conseiller, pour statuer en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 29 avril 2025 à 10 heures :

- le rapport de Mme de Bouttemont, juge des référés ;

- les observations de Me Pelé, représentant Mme A, qui reprend les moyens de sa requête et fait tout particulièrement valoir qu'elle dispose d'un permis tacite de régularisation.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. Mme A est propriétaire d'une parcelle cadastrée A n° 1903 située, 51 rue de la Convention, dans la commune de Livry-Gargan. Elle a entrepris au cours de l'année 2023 des travaux d'agrandissement d'un local annexe sans avoir sollicité d'autorisation préalable. Par un arrêté en date du 30 octobre 2024, le maire de la commune l'a mise en demeure, sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, de procéder à la remise en état initial des lieux dans un délai de trente jours, sous astreinte de 275 euros par jour à compter de l'expiration du délai imparti. Mme A demande la suspension de l'exécution de cet arrêté, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux.

3. Aux termes de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme : " I.- Lorsque des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 et L. 421-5-3 ont été entrepris ou exécutés en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ainsi que des obligations mentionnées à l'article

L. 610-1 ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable et qu'un procès-verbal a été dressé en application de l'article L. 480-1, indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées pour réprimer l'infraction constatée, l'autorité compétente mentionnée aux articles L. 422-1 à L. 422-3-1 peut, après avoir invité l'intéressé à présenter ses observations, le mettre en demeure, dans un délai qu'elle détermine, soit de procéder aux opérations nécessaires à la mise en conformité de la construction, de l'aménagement, de l'installation ou des travaux en cause aux dispositions dont la méconnaissance a été constatée, soit de déposer, selon le cas, une demande d'autorisation ou une déclaration préalable visant à leur régularisation. () III.- L'autorité compétente peut assortir la mise en demeure d'une astreinte d'un montant maximal de 500 € par jour de retard. (). ".

4. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente peut, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale, mettre en demeure l'intéressé, selon la nature de l'irrégularité constatée et les moyens permettant d'y remédier, le cas échéant sous astreinte, soit de solliciter l'autorisation ou la déclaration nécessaire, soit de mettre la construction, l'aménagement, l'installation ou les travaux en cause en conformité avec les dispositions dont la méconnaissance a été constatée, y compris, si la mise en conformité l'impose, en procédant aux démolitions nécessaires.

5. En l'état de l'instruction, les moyens invoqués par Mme A à l'appui de sa demande de suspension de l'arrêté du 30 octobre 2024 ne paraissent pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Livry-Gargan.

Fait à Montreuil, le 15 mai 2025.

La juge des référés,

M. de Bouttemont

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions