Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant a maintenu sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. B... au titre de ces frais.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 avril 2025, M. A... B... représenté par Me Leloup, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 22 juillet 2024 par laquelle le préfet de police a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour au titre de l’admission exceptionnelle au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « salarié », dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et dans l’attente, de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ; ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et dans l’attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 400 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juillet 2025, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B... et au rejet de sa demande présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre enregistrée le 21 juillet 2025, M. B... déclare se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction mais maintenir ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :
Postérieurement à l’introduction de sa demande, par un mémoire enregistré le 21 juillet 2025, M. B... a déclaré se désister des conclusions de sa requête aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat (préfet de police de Paris) le versement à M. B... d’une somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’injonction sous astreinte présentées par M. B....
Article 2 : L’Etat (préfet de police de Paris) versera à M. B... une somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police de Paris.
Fait à Montreuil, le 24 octobre 2025.
Le président de la 12e chambre
E. Jauffret
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.