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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2506131

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2506131

lundi 29 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2506131
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHAIK

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante nigérienne, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a jugé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence de la signataire, défaut de motivation), soit insuffisamment étayés (violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, erreur manifeste d’appréciation). La requérante n’étant plus étudiante à la date de la décision, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile a également été écarté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 avril 2025, Mme A... C... B..., représentée par Me Haik, demande au Tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 27 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
Mme B..., ressortissante nigérienne, demande l’annulation de l’arrêté du 27 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, (…) ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».

En premier lieu, par un arrêté du 24 octobre 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme Drege, secrétaire générale de la sous-préfecture du Raincy, pour signer, notamment, l’arrêté litigieux. Le moyen tiré de l’incompétence de sa signataire est en conséquence manifestement infondé.

En deuxième lieu, les décisions portant refus de titre de séjour et fixation du pays de renvoi comportent les considérations de droit et de fait qui constituent leur fondement. Par ailleurs, en application des dispositions de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’obligation de quitter le territoire français n’a pas à faire l’objet d’une motivation distincte de la décision portant refus d’un titre de séjour dès lors que celle-ci est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l’arrêté attaqué est ainsi manifestement infondé.

En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que si Mme B... a obtenu un « Master of Science » délivré le 25 octobre 2023 par l’école de management Léonard de Vinci puis s’est inscrite le 11 décembre 2023 au sein de l’institut privé Campus Langue, afin d’y suivre des cours de français langue étrangère jusqu’au 11 décembre 2024 et a obtenu, le 14 mars 2024, un « diplôme de compétences linguistiques en français langue étrangère » de niveau A2, elle n’était pas étudiante à la date de l’arrêté contesté. Il s’ensuit que le moyen tiré de ce que le préfet a méconnu les dispositions des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en constatant qu’elle ne faisait pas d’études en France n’est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En quatrième lieu, alors que Mme B... n’a séjourné en France qu’en qualité d’étudiante, est célibataire et sans charge de famille et n’est pas dépourvue d’attaches familiales dans son pays d’origine où elle a vécu jusqu’à l’âge de trente-neuf ans, le moyen tiré d’une méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales n’est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En cinquième lieu, les moyens tirés d’un défaut d’examen de la situation de la requérante et d’une erreur manifeste d’appréciation de celle-ci ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Dès lors que la requête de Mme B... ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés, qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.







O R D O N N E :


Article 1er : La requête susvisée de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Montreuil, le 29 septembre 2025.

Le premier vice-président,



P. Le Garzic


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 avril 2025, Mme A... C... B..., représentée par Me Haik, demande au Tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 27 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
Mme B..., ressortissante nigérienne, demande l’annulation de l’arrêté du 27 février 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, (…) ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».

En premier lieu, par un arrêté du 24 octobre 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme Drege, secrétaire générale de la sous-préfecture du Raincy, pour signer, notamment, l’arrêté litigieux. Le moyen tiré de l’incompétence de sa signataire est en conséquence manifestement infondé.

En deuxième lieu, les décisions portant refus de titre de séjour et fixation du pays de renvoi comportent les considérations de droit et de fait qui constituent leur fondement. Par ailleurs, en application des dispositions de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’obligation de quitter le territoire français n’a pas à faire l’objet d’une motivation distincte de la décision portant refus d’un titre de séjour dès lors que celle-ci est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l’arrêté attaqué est ainsi manifestement infondé.

En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que si Mme B... a obtenu un « Master of Science » délivré le 25 octobre 2023 par l’école de management Léonard de Vinci puis s’est inscrite le 11 décembre 2023 au sein de l’institut privé Campus Langue, afin d’y suivre des cours de français langue étrangère jusqu’au 11 décembre 2024 et a obtenu, le 14 mars 2024, un « diplôme de compétences linguistiques en français langue étrangère » de niveau A2, elle n’était pas étudiante à la date de l’arrêté contesté. Il s’ensuit que le moyen tiré de ce que le préfet a méconnu les dispositions des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en constatant qu’elle ne faisait pas d’études en France n’est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En quatrième lieu, alors que Mme B... n’a séjourné en France qu’en qualité d’étudiante, est célibataire et sans charge de famille et n’est pas dépourvue d’attaches familiales dans son pays d’origine où elle a vécu jusqu’à l’âge de trente-neuf ans, le moyen tiré d’une méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales n’est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.

En cinquième lieu, les moyens tirés d’un défaut d’examen de la situation de la requérante et d’une erreur manifeste d’appréciation de celle-ci ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Dès lors que la requête de Mme B... ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés, qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.







O R D O N N E :


Article 1er : La requête susvisée de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Montreuil, le 29 septembre 2025.

Le premier vice-président,



P. Le Garzic


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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