vendredi 25 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2506464 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 avril 2025, Mme B, représentée par Me Soubie-Ninet, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis portant refus implicite du renouvellement de son admission au parcours de sortie de la prostitution née le 7 mars 2025 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui octroyer une autorisation provisoire de séjour de six mois, l'autorisant à séjourner et travailler en France, renouvelable, dans l'attente de la décision au fond ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".
2. Il ressort des écritures mêmes de Mme B qu'elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour, dans le cadre d'un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, le 7 janvier 2025, de sorte que le silence conservé par les services de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, soit pendant moins de quatre mois, ne saurait en conséquence être considéré comme ayant fait naître à ce jour une décision implicite de refus. Dans ces conditions, la requête de Mme B ne peut être regardée comme étant dirigée contre une décision et ses conclusions ne sont pas recevables. Par suite la requête ne peut qu'être rejetée sur le fondement des dispositions précitées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.
Fait à Montreuil, le 25 avril 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026