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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2506464

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2506464

vendredi 25 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2506464
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour dans le cadre d’un parcours de sortie de la prostitution. Le juge a constaté que le délai de quatre mois prévu à l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’était pas écoulé, de sorte qu’aucune décision implicite de refus n’était née. La requête, n’étant pas dirigée contre une décision, a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 avril 2025, Mme B, représentée par Me Soubie-Ninet, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis portant refus implicite du renouvellement de son admission au parcours de sortie de la prostitution née le 7 mars 2025 ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui octroyer une autorisation provisoire de séjour de six mois, l'autorisant à séjourner et travailler en France, renouvelable, dans l'attente de la décision au fond ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les pièces du dossier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".

2. Il ressort des écritures mêmes de Mme B qu'elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour, dans le cadre d'un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, le 7 janvier 2025, de sorte que le silence conservé par les services de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, soit pendant moins de quatre mois, ne saurait en conséquence être considéré comme ayant fait naître à ce jour une décision implicite de refus. Dans ces conditions, la requête de Mme B ne peut être regardée comme étant dirigée contre une décision et ses conclusions ne sont pas recevables. Par suite la requête ne peut qu'être rejetée sur le fondement des dispositions précitées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.

Fait à Montreuil, le 25 avril 2025.

La présidente du tribunal,

I. Dely

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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