Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet du Val-de-Marne de lever son inscription aux fins de non-admission du Système d’information Schengen. Le juge a considéré que les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal, sans être l’accessoire d’une demande d’annulation, sont manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, ne pouvait être régularisée en cours d’instance. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 avril 2025, M. B... A..., représenté par Me Ahmad, demande au tribunal d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lever son inscription aux fins de non-admission du Système d’information Schengen.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ».
Il n’appartient pas au juge administratif, en dehors de l’hypothèse où il est saisi de conclusions en vue d’assurer l’exécution d’une décision de justice en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, ou lorsqu’il est saisi de demandes de mesures provisoires dans le cadre de procédures de référé, ou de la possibilité d'enjoindre à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin à un dommage qui perdure ou à en pallier les effets, de prononcer des injonctions à titre principal à l’encontre de l’administration.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’injonction présentées par M. A..., qui ne sont pas l’accessoire de conclusions à fin d’annulation, sont manifestement irrecevables. Par suite, sa requête, entachée d’une irrecevabilité insusceptible d’être couverte en cours d’instance, ne peut qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 15 janvier 2026.
Le président de la 12e chambre
E. Jauffret
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.