Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 avril 2025 l’assignant à résidence pour quarante-cinq jours. Le tribunal constate que cette mesure a cessé de produire ses effets avant le prononcé de l’ordonnance, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. En application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il déclare n’y avoir lieu de statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 avril 2025, M. A... B..., représenté par Me Ferdi-Martin, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 23 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a assigné à résidence pendant quarante-cinq jours ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que l’assignation à résidence de M. B... a cessé antérieurement à la présente ordonnance. Par suite, les conclusions de la requête de M. B... tendant à l’annulation de l’arrêté litigieux sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer. Il n’y a en outre pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 15 décembre 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.