Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante moldave, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. La requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés, notamment l'incompétence de la signataire de l'arrêté, et un moyen d'erreur manifeste d'appréciation non assorti de précisions suffisantes. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 6 mai 2025, le président du Tribunal administratif de Rouen a transmis au Tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de Mme B... A....
Par cette requête enregistrée le 25 avril 2025, Mme B... A... demande au Tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 avril 2025 portant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois ;
2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard, et de procéder au réexamen de sa situation.
Vu :
- la décision du 26 août 2025 constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle présentée par Mme A... ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme A..., ressortissante moldave, demande l’annulation de l’arrêté du 23 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligée à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés (…) ou des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
En premier lieu, par un arrêté du 6 février 2025 régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme C..., adjointe à la cheffe du bureau de l’éloignement, pour signer, notamment, l’arrêté litigieux. Le moyen tiré de l’incompétence de sa signataire est en conséquence manifestement infondé.
En second lieu, le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation, qui ne fait l’objet d’aucun développement, n’est manifestement pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Dès lors que la requête de Mme A... ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondé ou qui n’est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 12 novembre 2025.
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.