Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... C... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait une injonction au préfet d'examiner sa demande de titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction, sans toutefois présenter de conclusions à fin d'annulation ni exposer de moyens. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent que la requête contienne un exposé des faits et moyens.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 mai 2025, M. D... A... C... doit être regardé comme demandant au tribunal d’enjoindre au préfet d’examiner sa demande de titre de séjour, et de lui délivrer, dans cette attente, une attestation de prolongation d’instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
Aux termes, d’autre part, de l’article R. 411-1 de ce code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ». Enfin, aux termes de l’article R. 421‑1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours contre une décision ».
En se bornant à faire état du délai d’attente de la réponse à sa demande de titre de séjour, la requête M. A... C..., qui ne présente aucune conclusion à fin d’annulation, n’est assortie d’aucun moyen explicitement formulé. Dans ces conditions, la requête de M. A... C..., qui est manifestement irrecevable, doit être rejetée par une ordonnance prise en application des dispositions précitées du 4° et du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... C....
Fait à Montreuil, le 1er décembre 2025.
Le président de la 11e chambre,
M. B...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.