Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un permis de construire délivré par la commune de Noisy-le-Grand. Le requérant n'avait pas produit l'acte attaqué (le permis de construire), malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de la décision contestée à peine d'irrecevabilité.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés les 14 et 20 mai 2025, M. B... A... demande au tribunal l’annulation d’un permis de construire accordé par la commune de Noisy-le-Grand à ses voisins.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».
3. M. A... a transmis sa requête sans produire la décision attaquée. Le tribunal l’a invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par un courrier dont il a accusé réception le 19 mai 2025. En dépit de ce courrier, M. A... n’a pas transmis la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé. Pour cette raison, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée.
ORDONNE :
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Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 2 septembre 2025.
La présidente du tribunal,
Signé
I. Dely
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.