Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'attribution d'un logement adapté à ses besoins, mais n'a pas produit la décision de la commission de médiation exigée par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 19 mai 2025 et réceptionnée le 30 mai, M. A... n'a pas fourni le document requis dans le délai de quinze jours. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la présidente du tribunal a donc prononcé le rejet de la requête sans instruction contradictoire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025, M. B... C... A... demande au Tribunal d’ordonner au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « A peine d'irrecevabilité, les requêtes doivent être accompagnées, sauf impossibilité justifiée, (…) de la décision de la commission de médiation dont se prévaut le requérant (…) ».
3. M. A... a transmis sa requête sans l’accompagner de la décision dont il se prévaut. Le tribunal l’a invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par un courrier du 19 mai 2025 dont il a accusé de réception le 30 mai 2025. M. A... n’a pas régularisé sa requête en produisant la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé. Pour cette raison, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A....
Fait à Montreuil, le 30 septembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.