Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. C... A... de son recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) mais a maintenu sa demande de frais de justice. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 mai 2025, M. D... C... A..., représenté par Me Senouci Bereksi, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation de prolongation d’instruction ou, à défaut d’examiner sa demande, dans un délai de quarante-huit heure à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 350 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas produit d’observation en défense.
Par un mémoire enregistré le 25 août 2025, M. C... A... doit être regardé comme se désistant purement et simplement des conclusions de sa requête mais maintient ses conclusions au titre des frais liés au litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) ».
2. Postérieurement à l’introduction de sa demande, par un mémoire enregistré le 25 août 2025, M. C... A... doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Son désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis), une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. C... A....
Article 2 : L’Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis), versera à M. C... A... une somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... C... A... et au préfet de la Seine‑Saint‑Denis.
Fait à Montreuil, le 30 octobre 2025.
Le président de la 11e chambre
M. B...
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.