Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. La requérante n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée par pli recommandé présenté le 24 mai 2025 et non réclamé. Cette omission, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, a conduit au rejet de la requête par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mai 2025, Mme B... A..., doit être regardée comme demandant au Tribunal d’annuler la décision par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».
Mme A... a transmis sa requête sans l’accompagner de la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis la reconnaissant prioritaire et devant être relogée en urgence. Le Tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai d’un mois par courrier dont l’accusé de réception est revenu au greffe portant la mention « pli avisé et non réclamé », qui vaut notification régulière de ce pli à sa date de présentation, le 24 mai 2025. En dépit de cette demande, Mme A... n’a pas produit la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé. Dès lors, la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A....
Fait à Montreuil, le 2 décembre 2025
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre du logement et de la ville en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.