Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait d'enjoindre à la commune des Pavillons-sous-Bois de réaliser un aménagement de voirie devant sa propriété et de l'indemniser. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, ni de se substituer à l'administration. La requête, ne contenant que des conclusions à fin d'injonction sans décision préalable, a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mai 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’enjoindre à la commune des Pavillons-sous-Bois de mettre en place un aménagement devant sa propriété et de l’indemniser pour le trouble subi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision ».
Il n’appartient pas au juge administratif d’adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par la loi, ni de faire œuvre d’administrateur. La requête de M. B... tend à ordonner au maire des Pavillons-sous-Bois de procéder à un aménagement de voirie devant sa propriété. Dans ces conditions, sa requête, qui ne contient que des conclusions à fin d’injonction, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, en conséquence, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....
Fait à Montreuil, le 2 septembre 2025
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.