Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 19 septembre 2018. La requête, enregistrée le 28 mai 2025, a été jugée tardive car présentée bien au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui expirait le 22 juillet 2019. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a rejeté la requête sans instruction contradictoire préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mai 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’ordonner au préfet de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et capacités en application de la décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 19 septembre 2018.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation (…) ».
3. La demande de logement présentée par Mme A... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis le 19 septembre 2018. Cette décision l’informait de ce qu’elle pouvait saisir le tribunal administratif, notamment si aucune offre de logement ne lui était faite, à compter du 19 mars 2019 et ce jusqu’au 22 juillet 2019. Or, la requête de Mme A... n’a été remise à La Poste pour expédition que le 26 mai 2025. Elle est donc tardive. Pour cette raison, la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 2 septembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.