Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Cette requête en excès de pouvoir visait à contester une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit l’acte attaqué, malgré une demande de régularisation notifiée par pli recommandé. Cette omission a conduit au rejet sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juin 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la contrainte émise à son encontre par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis, ou, à défaut, de bénéficier d’un échéancier adapté à ses ressources pour le paiement de sa dette.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Selon le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué (…) ».
M. A... a transmis sa requête sans l’accompagner de la décision attaquée. Le Tribunal l’a invité à régulariser sa requête dans un délai d’un mois par courrier dont l’accusé de réception est revenu au greffe portant la mention « pli avisé et non réclamé », qui vaut notification régulière de ce pli à sa date de présentation, le 7 juin 2025. En dépit de cette demande, M. A... n’a pas produit la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé. Dès lors, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 2 décembre 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.