Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite d’enregistrer un stage de sensibilisation à la sécurité routière et à annuler une décision de retrait de points. En défense, le ministre de l’intérieur a fait valoir que le requérant avait finalement obtenu l’ajout de 4 points et le retrait de la décision contestée. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juin 2025, M. A... B..., représenté par Me Matthieu Lesage, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet de son recours formé le 11 janvier 2025 tendant à l’enregistrement du stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi les 6 et 7 janvier 2025 ainsi que l’annulation de la décision « 48SI » envoyée le 2 mai 2022 ;
2°) d’enjoindre à l’enregistrement du stage précité ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur le recours M. B... et au rejet du surplus des conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B... a bénéficié d’un ajout de 4 points au regard du stage de sensibilisation à la sécurité routière qu’il a suivi les 6 et 7 janvier 2025 et que la décision « 48 SI » a été retirée. Dans ces conditions, le recours de M. B... est devenu sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat les sommes demandées au titre de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu à statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Montreuil, le 5 novembre 2025.
Le président de la 6ème chambre,
L. Buisson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.