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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2509670

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2509670

mardi 15 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2509670
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAMZALLAG

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour renouveler son titre de séjour. Le requérant s'étant désisté après que le préfet a fait droit à sa demande, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. En revanche, le juge a rejeté les conclusions de M. B présentées au titre des frais de l'instance (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991), estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée au greffe du tribunal administratif le 5 juin 2025, M. A B, représenté par Me Laure Amzallag, avocat, demande au juge des référés du tribunal administratif, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer afin d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui délivrer à cette occasion un récépissé de sa demande l'autorisant à travailler, dans un délai de 3 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de condamner l'Etat à verser à son avocat, Me Amzallag, la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 juillet 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur la requête en référé présentée par M. B.

Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2025, M. B déclare maintenir uniquement ses conclusions relatives au remboursement des frais de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Romnicianu, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Postérieurement à l'introduction de sa demande, le requérant doit être regardé comme s'étant désisté de ses conclusions aux fins d'injonction. Son désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sans qu'il soit besoin d'accorder au requérant le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête en référé de M. B.

Article 2 : Les conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie pour information en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le xx juillet 2025.

Le juge des référés du tribunal administratif,

M. Romnicianu

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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