Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre le refus implicite de l’Agence nationale des titres sécurisés de lui remettre son permis de conduire. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation notifiée et restée sans suite.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juin 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler une décision implicite par laquelle l’Agence nationale des titres sécurisés a refusé de lui remettreson permis de conduire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du code précité : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué (…) ».
La requête de M. B... n’était pas accompagnée de la décision attaquée. Le requérant a été invité par le greffe du tribunal, par courrier du 22 juillet 2025, et dont il a accusé réception le 24 juillet 2025, à régulariser son recours dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ce courrier. En dépit de l’invitation à régulariser sa requête, l’intéressé n’a pas produit la décision contestée dans le délai qui lui était imparti. Par suite, la requête présentée par M. B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montreuil, le 6 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.