Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... dirigée contre un arrêté du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée complète, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, 4°, et R. 412-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juin 2025, Mme A... B..., demande au Tribunal d’annuler l’arrêté du 19 mai 2025 par lequel le préfet de police l’a obligée à quitter le territoire français en fixant le pays de destination.
Vu :
- la décision du 5 mai 2025 constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle présentée par Mme B... ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. Cet acte ou cette pièce doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée d’une copie ».
3. Mme B... a transmis sa requête sans l’accompagner de la version complète de la décision attaquée. Le Tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par un courrier dont elle a accusé réception le 19 juin 2025. En dépit de ce courrier, Mme B... n’a pas transmis la décision attaquée complète. Pour cette raison, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 6 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.