Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant six mois. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucun moyen de fait ou de droit, ne permettant pas au juge de se prononcer sur sa légalité, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été sanctionnée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant le rejet par ordonnance sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 24 juin 2025, le président du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au Tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête de M. A... B....
Par cette requête enregistrée le 23 juin 2025, M. B..., demande au Tribunal d’annuler l’arrêté du 19 juin 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise l’a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant six mois.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
Il ressort de la requête que M. B... ne soulève, à l’encontre de la décision attaquée, aucun moyen de fait ou de droit, et ne met en conséquence pas le juge administratif en mesure de se prononcer sur sa légalité. Il en résulte que sa requête est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montreuil, le 6 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.