Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté avait été notifié le 11 mars 2025, mais la requête n'a été enregistrée que le 7 juillet 2025. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juillet 2025, Mme B... A..., de nationalité brésilienne, demande au tribunal administratif d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 11 mars 2025 l’obligeant à quitter sans délai le territoire français et l’espace Schengen et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
2. Aux termes de l’article L. 614-1 du code de l’entée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1 ». Aux termes de l’article L. 911-1 du même code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision (…) ».
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A... a reçu notification de l’arrêté attaqué par voie administrative le 11 mars 2025. Cet arrêté mentionnait les voies et délais de recours. Or, la requête de Mme A... n’a été enregistrée que le 7 juillet 2025 au greffe du tribunal administratif de Montreuil. Dès lors, le délai d’un mois dont elle disposait pour saisir le tribunal d’un recours, conformément aux dispositions de l’article L. 911-1 précité, était expiré. Dans ces conditions, cette requête qui est tardive, est entachée d’une irrecevabilité manifeste.
4. Il résulte de ce qui précède, qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... en application des dispositions précitées du 4° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 23 octobre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.